Musique

Showcase Belfour

Premier showcase du studio avec Belfour !

Identités :

La première fois que le studio a respiré avec du public. Rien n’était vraiment prêt. Et pourtant, quelque chose s’est mis à exister.

Quand un lieu encore vide devient réel

Le projet se décide presque à la volée, quelques jours avant seulement. Belfour est sélectionné aux Inouïs du Printemps de Bourges et cherche un endroit pour faire un dernier filage, devant des professionnels et quelques proches. La maison est encore presque nue. J’y suis arrivé en novembre : beaucoup de volume, peu d’aménagement. Un système son, quelques lumières, des murs encore bruts, et une première Résidence Air-C. On a déjà validé que ça sonne pas comme dans une boite de maïs : on est bon. Pas vraiment un studio, plutôt un espace en devenir. On dit oui. Rémi Blanc, de Tour du Sud, vient donner un coup de main pour le son. On installe, on ajuste, on compose avec ce qu’il y a. Pas de plan parfait, pas de grande scénographie : juste une énergie qui circule vite. Et les gens arrivent.

“Tu fais quoi exactement ?”

C’est la première fois qu’il y a autant de monde ici : plus de quarante personnes. Des professionnels, des amis, des inconnus. Une auberge espagnole improvisée, quelques verres : des discussions qui s’installent naturellement ! Très vite, les questions arrivent. « Tu fais quoi exactement ? C’est quoi ce lieu ? C’est un studio, ta maison ? C’est ton métier ? ». Je sens que quelque chose bouge dans la perception que les gens ont de moi. Jusqu’ici, mon projet était abstrait. Des idées, des plans, des intentions. Là, il devient tangible. Mais je me rends compte aussi que je ne sais pas encore répondre simplement. Le lieu existe, l’énergie est là. Mais le récit, lui, n’est pas encore formé. Et pourtant, être ici change tout.

Un lieu qui facilite le contact

Je regarde comment les gens circulent, où ils s’arrêtent, comment ils se regroupent, où la lumière manque, où le son pourrait être plus précis… Techniquement, il manque beaucoup de choses. Mais humainement, ça fonctionne déjà. La maison semble faciliter les échanges. Les conversations s’allongent, les gens s’intallent. L’atmosphère est calme, chaleureuse. On se sent bien sans trop savoir pourquoi.

Le set dure 45 minutes. C’est dense, sincère, vibrant. Belfour est à sa place, le public aussi. Et moi, je comprends que ce lieu fait quelque chose que je n’avais pas encore mesuré. Ce soir-là, le studio n’est pas encore structuré. Mais il rayonne déjà.

Je sens qu’il va s’y passer des choses ! Et ça me met une petite larme. Pas par fierté. Plutôt par intuition. Parce que quelque chose vient de commencer.