Arts et spectacles

Résidence Air-C

Premiére résidence au studio avec Air-C !

Identités :

Avant le public, il y a eu deux jours d’immersion. Un groupe, des câbles, des idées de clip, et un salon qui commence à vivre pour la première fois.

Retrouvailles

Je connais Renaud depuis presque dix ans. Photographe de son mariage, de ceux de ses amis. Des tournages, des dates avec son ancien groupe, les Zenshooters. Des journées d’écriture, des apéros, des discussions sans fin. On s’était un peu perdus de vue.

Et puis les réseaux font leur travail. La connexion se refait naturellement. Il a un nouveau groupe : Air-C. Une date arrive à Saint-Jean-de-Rock, festival de la région. Ils cherchent un endroit pour répéter quelques jours, parler clips, préparer la suite, passer du temps ensemble. On parle de la maison.

Deux jours de résidence : une soirée, une nuit sur place, immersion totale. Je n’ai pas grand-chose encore. Un bout de sono, quelques lits, quelques lumières pour créer une ambiance. Ils ont le reste. Ça suffit.

Un lieu en chantier qui vit déjà

Ils arrivent le matin du 20 février 2019. Installation rapide, et très vite, répétition. Pendant qu’ils jouent, je passe des câbles électriques avec EDF. Je bataille avec les fournisseurs internet pour obtenir un début de connexion. Je reçois des étudiants en architecture qui utilisent la maison comme projet d’étude avec l’Université d’Auvergne – « c’est un bâtiment d’archi », on m’a dit : je ne vais pas les laisser dehors. Le lieu n’est pas prêt. Il fonctionne quand même. C’est un joyeux mélange de chantier, de musique et de projection.

Now and Here to Be

Le soir, l’énergie change. On est entre nous. Ça parle musique, composition, projets, vidéos. On commence à imaginer un clip pour un morceau : Now and Here to Be. L’idée vient naturellement.

Le morceau est une montée lente. On décide que le clip commencera exactement là où le groupe se trouve : sur scène. Une arrivée progressive. Les balances, l’installation au festival, images au ralenti, presque poétiques. Une balade comme l’introduction du morceau. Et au break : retour brutal au live synchronisé. Un petit défi technique, mais on est convaincus.

Les discussions s’étirent tard dans la nuit, dans ce salon que je vois vivre pour la première fois. Les canapés ne sont plus des meubles. Ils deviennent des espaces de travail, d’échange, de création. Je comprends un truc simple : ce lieu facilite la conversation.

La première nuit

Tout le monde dort sur place. Le matin, ça reprend. Répétitions, ajustements, idées qui s’affinent. Moi, l’après-midi, je reprends mon ordinateur pour Paris. Double vie. Dev full stack le jour, résidence artistique le matin. La résidence se termine simplement. La suite se jouera à Saint-Jean-de-Rock. Mais quelque chose est posé.

Avant le public, avant les live sessions structurées, il y a eu ça : un groupe qui investit le lieu sans protocole. Une immersion. Un espace qui commence à produire du lien.

Le studio n’est pas encore un studio. Mais il commence déjà à être un terrain.