Trois jours de résidence pour transformer des morceaux pop solo en vraie formule live. Musiciens, ingénieur son, tournage vidéo : un petit laboratoire de scène avant d’aller frapper aux portes des tourneurs.
Un projet pop en construction
Charlie Yamson est un chanteur et producteur de pop basé à Paris. Il a commencé sa carrière au Canada, avec beaucoup de petites scènes guitare-voix, des productions maison et des morceaux partagés sur internet. Depuis quelque temps, un producteur l’accompagne pour structurer le projet et lui donner une dimension plus large.
C’est lui qui me contacte. Ils ont vu passer les Rec’Horde Live Sessions, et une idée leur vient : travailler une formule scène avec musiciens, pour pouvoir démarcher tourneurs et festivals.
Monter un groupe… en résidence
Le principe d’une résidence artistique est assez simple. On réunit des musiciens pendant quelques jours dans un lieu où ils peuvent travailler intensivement, tester des arrangements, construire une mise en scène et préparer un projet live. Ici, tout s’assemble assez naturellement.
Je suis vidéaste, j’ai un studio… et pas mal de contacts avec des pros du domaine musical. J’en parle avec Léo, un ami ingénieur du son et musicien. Il joue notamment avec Thomas Kahn, un projet qui tourne déjà bien. On échange sur l’idée et je me tourne ensuite vers Baptiste Ozon et le collectif Flower Coast, label et tourneur clermontois. Ce sont d’excellents musiciens, habitués à débarquer dans des projets et à construire des sets rapidement. Le plan se met en place.
Trois jours pour fabriquer une scène
On part sur un format simple :
- 1 jour d’installation
- 2 jours de résidence
L’objectif est clair : adapter quatre morceaux de Charlie en version groupe. Autour de lui :
- Fifi à la guitare
- Jamy à la basse
- Thomas aux claviers
- Baptiste à la batterie
Léo gère la prise de son avec son propre matériel, installé pour l’occasion dans le salon. Et Nathalie s’occupe de la régie générale et des repas. La maison devient un petit quartier général.
La magie des premières notes
Les premières minutes rassurent tout le monde. Les musiciens ont travaillé en amont, Charlie aussi. Les arrangements se mettent en place très vite. Ça discute, ça teste, ça ajuste. Et surtout : ça fonctionne.
L’ambiance est détendue, ça rigole beaucoup entre deux prises, mais le travail avance vite. Le soir, les discussions se prolongent autour d’un repas dehors : en plein été, la maison est particulièrement agréable à cette période. Les liens se tissent naturellement.
Capturer la formule live
Une fois les morceaux prêts, on passe à la captation. On enregistre une version propre à trois caméras fixes une première fois. Ensuite, on tourne quelques images supplémentaires en playback pour enrichir le montage. Côté lumière, on reste simple : un setup type concert, efficace mais minimaliste. On n’est pas encore dans les grosses scénographies. Mais l’essentiel est là.
Une carte de visite pour la suite
Le résultat sonne bien. Les morceaux prennent une nouvelle dimension avec le groupe, et les vidéos deviennent une carte de visite solide pour le projet. La suite appartient maintenant au producteur et aux tourneurs, qui pourront s’appuyer sur ces images pour faire tourner Charlie sur scène.
Le rôle du lieu
Ce genre de résidence résume assez bien ce que devient peu à peu la maison. Un endroit où :
- des projets arrivent avec une idée
- des musiciens se rencontrent
- une forme artistique prend vie en quelques jours
Et parfois, trois jours suffisent pour transformer un projet solo… en véritable groupe de scène.